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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 15:03
Type-35-3.jpg
 
Il est vrai qu'à BugattiCars on vous parle pour l'essentiel de la dernière née de la marque de Molsheim, la Veyron. Mais, pour les plus jeunes lecteurs qui nous suivent, il faut rappeler que Bugatti a une longue et riche histoire, démarrée il y a plus de 100 ans, en 1909.
Parmi les modèles emblématiques de la marque, on trouve la Type 35, qui s'apparente plus ou moins aux Formule 1 d'aujourd'hui. Ce modèle construit à partir du milieu des années 20, a marqué l'histoire du sport automobile en remportant plus de 2000 victoires, ce qui constitue un palmares inégalé jusqu'à aujourd'hui. C'est elle qui a fortement participé à créer la notoriété de Bugatti. Un peu plus de 600 exemplaires ont été construits à l'époque.
La Type 35 est donc une voiture mythique à plus d'un titre, et monter dans l'une d'elle, même s'il s'agit d'une réplique, relève du rêve. C'est pourtant ce qu'aura vécue notre amie Véronique qui a eu la chance de faire un trajet à son bord.
 
Véronique nous raconte avec passion son expérience, en y ajoutant sa touche féminine. 
 
Un dimanche pas tout à fait comme les autres...
Quelques manipulations de manettes un tour de clé et voici la mécanique en route. Un son si particulier, puissant et régulier. Une fois habillée d'une veste supplémentaire, d’un casque sur la tête, et me voilà prête pour m'installer à son bord.
 
Mesdames, il faut oublier l'idée de la robe ou jupe étroite, éventuellement une jupe culotte mais elles ne sont pas très à la mode cette année et puis ce baptême n'était pas prévu. S'installer à son bord demande une technique et de la souplesse. C'est comme de monter sur un "Pur Sang" et je crois que le Patron doit sourire de nous voir nous y hisser.
Il faut l'aborder de face, soulever sa jambe droite très haut, comme pour mettre le pied dans l'étrier (je ne mesure qu'un mètre soixante). Je dirais que j’ai levé la jambe telle une danseuse de french cancan à un mètre dix et par dessus cette petite encoche dessinée dans la carrosserie et recouverte par un épais morceau de cuir riveté à la tôle. Mon pied a trouvé appui sur une barre, ma foi je dirais qu’elle est prévue pour ça désignée par mon chauffeur.
 
Une fois assise sur le siège en cuir fauve, il faut passer la seconde jambe en prenant soin de ne pas érafler la peinture. Aussi, j’ai été bien inspirée par le port de mon  pantalon de type équitation tout à fait adapté à la circonstance. Lepilote peut enfin prendre place à son tour, même technique d’installation mais il est plutôt plus doué, et  il prend place à ma droite, eh oui !
  
Un débrayage et une fois la première passée, c’est sans difficulté qu’elle gravit la pente qui nous mène sur la départementale en route vers Strasbourg.
Inimaginable, d'être là ! A ciel ouvert, pas de contrainte, pas de ceinture de sécurité, pas de portes ; que la mécanique régulière et les grattements du passage de vitesse, suivi d’une sacrée poussée lors de la pression sur l’accélérateur (elle est faite pour ça). Je ne bouge pas dans le cockpit de peur de toucher un élément important à la bonne manipulation de ce « Cul Pointu ». Je viens de sentir la chaîne de freinage contre mon pied et je corrige aussitôt la position de mes pieds et les serre l’un contre l’autre.
 
Type 35 1
Je m'aventure à prendre quelques photos. Impossible de discuter, mais je comprends que mon pilote m'informe ne pas connaitre sa vitesse. En effet, aucun manomètre ne l'indique. Nous avons le droit à une jolie montre, pression d'huile et autres indicateurs mais aucun compteur kilométrique. Un accessoire sans doute peu utile en course. Heureusement aucun radar ne s'est déclenché sur notre passage. La Citroen Traction C11 BL Perfo qui nous a escortée dira plus tard que nous étions à 90 km, très sage pour cette sportive.
  
Nous voici arrivés en ville avec ses règles, mon pilote se penche de temps à autre sur la gauche avec la main sous le volant. Je n'ai appris que plus tard que c'est l'endroit où se trouve le clignotant et moi, je  faisais l'alerte en sortant mon bras à chaque fois que l'on devait tourner à gauche.
 
Comment vous expliquer, à votre passage personne n'est indifférent, les gens lèvent le pouce, sourient. En Bugatti  Veyron ou en Type 35, c'est le même effet. La bonne humeur et le plaisir illuminent les visages, les gens vous interpellent. Un ravissement dans ce monde d’individualistes.
 
Nous sommes arrivés et stationnés, une petite pression sur le bouton noir et le moteur se coupe, un lourd silence a pris place à ce moteur parfaitement réglé dont la mélodie, si cela devait être une style de musique serait du rock, du puissant. La petite mascotte régionale tient le coup toujours bien attachée sur la house de la roue de secours.
 
Type-35-2.jpg
 
Je n’oublierai pas de vous dire que Saint-Christophe a également fait parti du voyage.
 
Mais, je ne vous ai pas encore raconté comment cette journée placée sous une météo exceptionnelle, m’est arrivée ce 1er dimanche du mois de mars 2014.
Oui, vous me direz, eh bien quoi? C'est le jour du Rétrorencard, rendez-vous mensuel où les propriétaires viennent présenter leur trésor sur Strasbourg.  
Et moi dans tout ça, j'avais bien préparé la mienne, mais les vieilles mécaniques, c'est aussi très capricieux et elle a refusé de démarrer et j'ai donc du renoncer. Renoncer à y aller avec "Blue Angel" (son petit nom), une Opel GT de 1970, mais pas de retrouver les amis. C'est comme ça que dans ma mésaventure, je me suis retrouvée devant ce garage avec à l'intérieur un autre petit bijou bleu. Je n'ai pas hésité une seconde à la question "es-tu suffisamment vêtue ?" pour y aller en Bugatti (c’est un type 35 de 1929). Je crois que mon sourire a prévalu tout les accords.
 
Voilà comment vivre un dimanche pas comme les autres.
 
Mille mercis à ceux qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à cette journée riche en émotions, en commençant par Ettore Bugatti … Fermo, Bernard, Jean-Mi, Florent, Fabrice, Jean-Jacques, Thierry à je qui dédie cette aventure et toutes les autres…Thomas et son troisième œil..."
  
Un grand merci de la part de BugattiCars à Véronique pour le partage de son expérience à travers ce récit passionnant.
 
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Si vous appréciez mon site et ce reportage, n'hésitez pas à partager le lien avec vos amis et amateurs de belles automobiles. Les commentaires sont également les bienvenus.   

 
 

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Published by Bugattiste67 - dans Expériences
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commentaires

baptiste 08/04/2014 19:01


je suis désolé car meme si comme la plus part des consultants de se blog j'adore la veyron, la koenigsegg one la depasse sur le plan de la puissance ... 450 ch !!!